Leila Echchihab a fondé la plateforme Bliss You qui permet de prendre rendez-vous avec des praticiens spécialisés dans les médecines douces et naturelles.

C’est en cherchant des praticiens de confiance pour l’aider à se remettre d’un burn-out que Leila a eu l’idée de monter cette entreprise.

La philosophie et les principes de vie de Leila sont une grande source d’inspiration pour trouver le bon équilibre pour soi et aller au bout de ses projets.

Bonne lecture !  🙂

Bonjour Leila, peux-tu me raconter ton parcours ? 

J’ai 34 ans, je suis franco-marocaine. Je suis née à Casablanca, j’y suis restée jusqu’au bac puis je suis venue en France. J’ai un parcours assez classique, j’ai fait une prépa puis une école de commerce à Lyon.

Je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. Si je m’étais écoutée et que je n’avais pas voulu faire plaisir à mes parents, je pense que j’aurais été danseuse, ou du moins j’aurais fait quelque chose d’artistique. C’est d’ailleurs la danse qui m’a amenée au yoga aujourd’hui, dans le rapport au corps. Finalement, c’est quelque chose que j’ai cultivé avec Bliss You par la suite.

Après mes études, j’ai travaillé 7 ans dans le luxe. Cela a été un choix par défaut car je ne savais pas ce que je voulais faire. Je savais que je ne voulais pas faire de la finance, pas être dans les RH, pas être consultante ou dans l’audit, donc je me suis dit que le marketing pouvait être une bonne option et la cosmétique un bon secteur car c’est plutôt attirant. Je me suis donc dit que j’allais me lancer là-dedans et j’y suis restée 7 ans.

Je parle souvent du burn-out que j’ai fait après ces 7 ans et j’ai envie de le tempérer aujourd’hui car, dans la tête des gens, le burn-out est une catastrophe où tu n’arrives plus à te lever le matin, tu es complètement coincé dans ton lit, tu es en arrêt maladie, comme si c’était un peu irréversible. En fait je pense qu’il y a autant de burn-outs que d’individus dans le monde donc chacun ne le fait pas de la même manière.

Quand on traduit « burn-out », cela veut dire souffrance au travail. Je pense que potentiellement aujourd’hui en France, tout le monde est aujourd’hui plus ou moins en burn-out. Il y en a qui se l’avouent, d’autres non ; d’autres se retrouvent dans des situations de choc émotionnel plutôt sévères. Pour moi c’était plus une saturation car à force de changer de boite, de poste, d’essayer de trouver un sens que je ne trouvais pas, ça a été une grosse remise en question. Et c’est ça qui m’a amenée à m’ouvrir à d’autres choses, à apprendre et réécouter mon corps que j’avais un peu mis de côté.

J’ai souffert d’acouphènes, de bruxisme (je grinçais des dents la nuit), et parfois je ne pouvais plus ouvrir la bouche tellement j’étais contractée de la mâchoire. C’est ce genre de choses qui m’ont fait me dire que je ne voulais pas prendre de médicaments et me demander qui pouvait me traiter. C’est comme ça que je suis arrivée dans la médecine douce.

A quel moment tu as décidé que c’était trop, qu’il fallait prendre une décision pour que ça s’arrête ?

C’était à mon dernier job chez LVMH, mais ce n’est pas à cause de cela. C’est important de le dire. Je pense que c’est lié à la maturité.

J’avais 32 ans et je pense que j’avais assez de personnalité, assez de confiance en moi pour me dire que ça ne me convenait pas et qu’il fallait que je trouve autre chose.

C’était à moi de partir. Je ne voulais pas créer une résistance, car c’est épuisant énergétiquement et émotionnellement. J’avais envie de faire table rase du passé, de reprendre un nouveau départ, en phase avec mes valeurs. J’ai une personnalité assez douce, je suis quelqu’un de profondément gentil et bienveillant et ce ne sont pas des qualités valorisées en entreprise, et encore moins dans le luxe. Donc je me suis dit qu’il fallait que je sois en phase avec cela et que je laisse se déployer ma personnalité telle qu’elle est.

Un projet entrepreneurial représentait la finalité de toute cette remise en question et toute cette démarche.

Tu as d’abord quitté ton poste et eu l’idée du projet ou l’inverse ?

J’ai d’abord eu l’idée du projet. J’ai commencé à voir des praticiens de médecine douce divers et variés pour essayer de me remettre d’aplomb et j’ai rencontré un problème à ce moment-là parce que personne ne pouvait me conseiller dans mon entourage. Donc j’ai perdu du temps et de l’argent à tester des gens qui ne me convenaient pas. Ce n’étaient pas forcément des charlatans, mais juste des personnes qui ne me convenaient pas. Car en cherchant sur Google, tu choisis par défaut des gens par hasard et c’est dommage.

J’étais parallèlement dans un travail d’écriture car j’avais un blog, The Bliss Way, qui existait bien avant Bliss You – qui n’en était pas forcément le prérequis d’ailleurs. Je l’avais lancé comme ça, pour moi, pour écrire des choses sur le bien-être, pour le quotidien et je m’inspirais beaucoup des blogs anglo-saxons. En France, il y avait peu de contenu éditorial sur le bien-être comme une philosophie de vie, comme un lifestyle que tu mets en place au quotidien. On a beaucoup de choses sur la santé, mais encore trop d’infos pas ciblées et peu pertinentes. J’ai donc commencé à rédiger, à écrire sur moi, à raconter des rencontres avec des praticiens, à vulgariser un peu mes expériences.

Et c’est comme ça que j’ai eu cette idée. Je me disais que je n’étais pas bien dans mon job, donc j’ai fait la formation Koudetat de The Family (en parallèle). Après, je me suis dit que j’avais tout ce qu’il fallait entre les mains, que c’était le moment ou jamais. Je me suis dit « tu n’as pas d’enfant, pas de dettes, donc fonce ».

J’ai quitté mon job en mars 2015 et le lendemain je m’y mettais à plein temps. Mais j’avais travaillé le projet presque 1 an avant en étant en poste avec ce blog que je nourrissais tous les soirs et le weekend.

Cela devait être intense à ce moment-là !

Oui mais c’était vraiment ma bouffée d’oxygène, c’était mon moment à moi, un travail d’écriture intime aussi qui me permettait de jeter sur la toile mes diverses émotions !

Et avant cette aventure et ce cheminement, cela t’avait déjà traversé l’esprit de créer ta propre boîte ?

Mon père est entrepreneur, il a monté sa propre boite, donc oui j’ai une sensibilité entrepreneuriale très forte grâce à lui. Je savais que j’allais le faire un jour, que ce serait une sortie pour moi. Je n’avais pas anticipé que ce serait aussi tôt, même si 32 ans n’est pas si tôt que ça, mais à chaque fois je repoussais la limite en me disant que je serai plus mature plus tard, vers 40 ans par exemple.

Tu avais déjà des idées avant quand tu y pensais ?

C’était incontestablement lié au bien-être, mais pas forcément une plateforme et pas forcément ce qu’est Bliss You aujourd’hui, car au départ c’est une solution que j’ai créée pour moi. Mais je pensais à des choses décalées, innovantes. Quand j’étais en école de commerce, j’avais fait un parcours entrepreneur et j’avais monté des boxes de sextoys. Comme une Birchbox de sextoys, avec des accessoires super classe et du contenu sur le plaisir féminin. Je crois que j’ai toujours été très attirée par le côté féminin. Je trouvais qu’il y avait une méconnaissance sur des choses assez subtiles de la féminité donc j’avais envie de remettre ça en avant. Au final, je ne savais pas trop quelle entreprise je monterais, mais j’étais inspirée pour importer un concept des USA en France.

C’est donc vraiment l’aventure entrepreneuriale qui a été une réponse pour toi pour aller mieux – et pas trouver un autre job par exemple.

Oui, je pense que j’avais aussi très envie de couper avec le salariat, avec toute la dynamique et l’énergie des grands groupes qui peuvent être assez destructeurs, surtout quand tu as des postes assez élevés où finalement ton job devient plus de la stratégie et de la politique qu’un vrai job. C’est assez épuisant, et puis il y a aussi toute cette génération qui veut trouver du sens dans son travail. Un peu cette génération burn-out finalement, les rapports de force en entreprise ne sont plus adaptés aujourd’hui, il faut laisser plus d’autonomie, de liberté, et plus de créativité. Il y a beaucoup de process, même au niveau mental, il y a des côtés très pervers et ça ne permet pas de t’épanouir.

Aujourd’hui c’est donc évident pour toi que tu vas continuer à avoir ta propre entreprise ?

Oui le plus longtemps possible, là je ne me vois pas du tout revenir au salariat.

Après deux ans d’indépendance, quels sont les plus grands avantages pour toi ?

L’indépendance, la liberté que tu peux avoir dans la gestion de tes priorités au quotidien. Le coté de ne pas avoir de compte à rendre à personne, ce n’est pas la chose la plus importante car il faut aussi savoir gérer le revers de la médaille.

Il faut assumer, dans tes doutes, tes peurs, dans tes remises en question donc je pense qu’en deux ans je n’ai jamais autant évolué d’un point de vue personnel et professionnel.

Dans mes rapports aux gens, je n’ai jamais été aussi ouverte, patiente, tolérante. Cela ne veut pas dire que je ne l’étais pas avant, mais il y a toujours des choses qui sont exacerbées en entreprise, des émotions exacerbées pour rien, par ego, parce que tu veux prendre le job qui est disponible maintenant, parce que tu veux une augmentation et que tu ne l’as pas eue, il y a tellement de frustrations et peu de satisfaction au quotidien qu’il y a un énorme déséquilibre. Alors que là j’arrive à trouver mon équilibre dans les rencontres que je fais, je n’ai jamais rencontré autant de gens en 2 ans, je n’ai jamais autant parlé à des praticiens, découvert autant de pratiques.

Pour moi, ce qui est beau, c’est tout l’univers des possibles qui s’offre à toi, et tu n’as plus qu’à plonger dedans.

Après il ne faut pas trop se perdre, mais tout est disponible et ça c’est une ressource incroyable.

En plus de tout cela, quelles sont les leçons les plus importantes que tu as apprises dans cette aventure ?

La gestion de son mental au quotidien. Je suis de nature assez stressée – ce n’est pas pour rien que j’ai fait un burn-out – je suis consciencieuse, pro, perfectionniste, (comme beaucoup de gens d’ailleurs, ce n’est pas forcément une qualité d’être perfectionniste), et ça m’a appris à me détacher du résultat parfait. Les gens disent souvent qu’il faut accepter l’imperfection. C’est ça monter une start-up, c’est réussir à avancer malgré le doute qui est permanent – et chez moi il est hyper prononcé -, et trouver satisfaction dans les petites victoires. Même quand c’est imparfait. Il y a forcément des choses qui t’échappent de temps en temps, comme une faute d’orthographe dans l’objet d’un mail par exemple, mais je trouve que ça forge une force de caractère qui est différente ; c’est accepter ce qui n’est pas parfait et avancer malgré cela.

Quand tu as des doutes et que tu cherches des réponses et que tu ne les as pas – et comme tu t’occupes de tout dans une start-up tu ne peux pas avoir réponse à tout – en fait c’est faisant des erreurs que tu obtiens des éléments de réponse. Cela permet d’avancer et de construire quand même. Donc ça m’a appris la patience, presque ce désir d’être imparfaite au quotidien et aussi d’accepter une forme de vulnérabilité. La vulnérabilité est considérée comme une faiblesse en entreprise, alors que je trouve ça très beau, c’est aussi notre authenticité, et ça permet d’être dans la vérité, d’être en accord avec toi-même à un moment T. Tu as le droit d’être un peu vulnérable, fatigué, de douter, et finalement tu l’acceptes.

On joue beaucoup de rôles en entreprise, de manager, avec son boss, avec son équipe, il y a toujours un rôle à tenir, et là j’ai la liberté d’être moi-même sans avoir peur de paraître autre chose.

J’ai toujours été perçue comme quelqu’un de doux, bienveillant et à l’écoute, et ce n’étaient pas des qualités valorisées alors que là ce sont mes points forts. Donc c’est pour ça que je me sens accomplie et alignée.

Donc quand tu trouves cet alignement ça peut t’aider à dépasser toutes les difficultés quotidiennes d’une start-up.

Et ces moments de doute, comment tu les gères ?

Je pense que j’ai la chance d’être bien entourée. Je n’ai pas d’équipe à proprement parler dans Bliss You aujourd’hui, je suis encore unique associée. Je travaille avec des freelances donc j’ai une pseudo équipe, mais pas encore une équipe intégrée. J’ai beaucoup d’amies qui sont elles-mêmes entrepreneures, donc on partage beaucoup. J’ai donc cette chance-là de pouvoir me livrer sans mentir. J’ai de vrais conseils avisés de la part gens qui me connaissent, donc c’est rassurant.

Aujourd’hui, tu travailles d’où physiquement ?

J’ai longtemps travaillé chez The Family et maintenant de chez moi. J’aime bien alterner. De chez moi je bosse bien, ça me permet de gagner du temps, ou dans des cafés, des espaces de coworking ; j’aime être mobile, ça me permet un peu de casser la routine.

Dans quelles conditions es-tu la plus productive ?

Au départ je bossais un peu n’importe comment, par opportunisme. Mais j’essaie d’être carrée aujourd’hui, de limiter les déplacements. Mes rendez-vous, c’est le mardi uniquement et le lundi c’est un peu mon jour off. Avant, je bossais tout le temps, le weekend, le soir. Quand tu débutes, tu travailles tout le temps, et je ne recommande cela à personne. Donc il faut trouver des espaces de liberté où tu laisses ton cerveau vaquer à ses occupations.

Le lundi, je fais mon yoga, je marche dans Paris ; j’ai un petit carnet dans lequel je note mes idées, mais je n’ai pas de but. Les autres jour de la semaine, à part lors de ma journée de rendez-vous, je limite mes déplacements et je reste chez moi pour avancer au maximum. Maintenant, je prends de vrais weekends. J’ai eu la bêtise de croire que je manquais de temps, mais j’ai vraiment vu un avant et un après. Quand tu prends un vrai weekend, quand tu reviens le lundi, tu n’as pas la même efficacité, donc c’est important de se forcer à avoir cette hygiène de vie.

Et avec le parcours que tu as eu, tu as l’impression de bien prendre soin de toi aujourd’hui, d’avoir trouvé un bon équilibre ?

Pas assez encore je trouve. Evidemment, c’est hyper perfectible. Je pourrais m’imposer des moments de détente ou relaxation plus réguliers, mais grâce à Bliss You je rencontre des praticiens très souvent qui me proposent de tester leurs pratiques donc je suis déjà dans cette démarche-là. C’est certes pour valider un praticien pour Bliss You, mais ça permet de compenser. Ce que je fais aussi, c’est que je me prends de vraies semaines de coupure : je fais des retraites de yoga, de méditation, où je pars seule. En mai, je suis partie au Maroc dans l’Atlas, pour faire de la randonnée et du yoga. Cela permet d’avoir une belle coupure et de te régénérer. Je ne pouvais pas le faire avant car il y avait beaucoup de contraintes et là je pars quand je veux.

Tu confis les rênes de Bliss You à quelqu’un quand tu pars ?

Je ne pars jamais longtemps donc non sauf si j’ai un stagiaire, mais je m’avance et je programme ce qu’il faut pour gérer un minimum.

Et au quotidien quelles sont les choses qui te font du bien à Paris ?

J’adore aller dans les parcs à Paris – tu peux y bosser avec le wifi, j’aime bien me mettre au vert. Les énergies à Paris sont assez basses, assez agressives. Les évènements nous ont un peu traumatisés, c’est encore persistant. Et puis il y a eu la campagne électorale. Ce sont des choses qui mettent en état d’alerte permanent donc aller chercher un peu de verdure, un coin près de l’eau, près de la Seine, ça fait du bien. Là je suis allée à Londres voir ma sœur et on a été dans des parcs, c’était super sympa. On en a besoin, on ne se rend pas compte, mais ça fait du bien, dans un espace très urbain.

Comment vois-tu l’avenir de Bliss You aujourd’hui ?

Dans un premier temps, comme nous ne sommes qu’à Paris et en l’Île-de-France, l’objectif est étendre le réseau à l’ensemble de la France. On a commencé avec Bordeaux et Lyon, donc on doit tester les praticiens là-bas et référencer ceux qui sont les meilleurs et les plus bienveillants.

Tu rencontres chaque praticien que tu références ?

Oui et j’organise des apéros informels où ils peuvent se rencontrer entre eux, car ce sont des métiers un peu isolés. Pouvoir créer un réseau comme ça, c’est important pour eux. Cela fédère les gens, et il y en a qui soutiennent Bliss You qui sont de vrais ambassadeurs donc c’est très plaisant. Je souhaite donc continuer à booster ce référencement en prenant le temps de prendre les meilleurs, car quand tu rencontres un praticien, c’est vraiment son comportement, sa douceur, sa bienveillance, sa personnalité, son humour, qui vont déjà enclencher un processus de guérison, parfois plus que la méthode en elle-même.  La rencontre avec un praticien enclenche déjà l’auto-guérison, donc c’est important de les envisager sous ces critères-là.

Pour terminer, qu’est-ce que tu donnerais comme conseils à un jeune entrepreneur ?

De continuer à se respecter. C’est un peu l’erreur que j’ai faite au début, de me lancer tous azimuts dans la course de la start-up, d’avoir la volonté d’aller vite parce qu’il faut prouver ton marché rapidement. Un peu de lenteur et un peu de suspension parfois sont nécessaires. Certains jours je ne fais rien de particulier car j’ai besoin que les choses viennent à moi, c’est peut-être un peu bizarre de dire ça, et je comprends tout à fait l’effervescence du début, mais c’est important de continuer à se respecter et ces moments de respect passent par des moments où on ne fait rien, car même quand on ne fait rien, il se passe quelque chose. Il faut laisser du repos au mental, c’est hyper salvateur en fait. Ça montre un chemin même parfois, donc ces moments de silence, de mise au repos, de prise de distance par rapport au projet sont hyper importants même au début. C’est un peu une philosophie de startupper aujourd’hui de se dire qu’il faut tout brûler pendant deux ans, l’énergie, le sommeil, tout y passe, mais il ne faut pas. Je sais que c’est dur mais il faut s’imposer ça sinon on se brûle les ailes et après on est mort, on n’a plus envie de rien, on tue la motivation. La rapidité qu’il y a eu ces dernières années dans le milieu des start-up n’est plus aussi bonne à prendre, je ne dis pas qu’il faut être lent, mais il faut avoir des phases, des cycles, où il faut laisser venir les choses à soi.

Comment vois-tu l’avenir du bien être en général et au travail ?

Je pense que ça va exploser. Déjà entre 2016 et 2017, j’ai vu un réel changement, que ce soit côté particuliers ou entreprises. Il y a une vraie prise de conscience des médias, qui vulgarisent de plus en plus ces techniques-là. J’ai vu que la méditation avait été intégrée au cursus de médecine, il y a un module de méditation obligatoire désormais, c’est énorme. Plein de progrès se font, mais ça passe encore par de l’éducation. Les gens ont encore un peu peur ou ont encore des a priori, donc ça va passer par l’éducation et par l’expérience. C’est pour ça qu’aujourd’hui Bliss You n’est pas qu’une plateforme de mise en relation mais aussi tout un programme d’ateliers, de workshops, qui sont organisés les weekends et ça aide à briser la glace et vulgariser toutes ces techniques qui peuvent être encore mal perçues ou incomprises. Il n’y a que dans l’expérience que l’on peut se rendre compte des bénéfices que ça peut apporter. C’est comme la méditation, si tu n’essayes pas tu ne peux pas savoir ce que ça fait. Ça peut paraître un marché un peu de niche, même s’il y a beaucoup de curieux et que c’est un marché qui va vraiment croître, mais ce sont des gens qui sont dans une certaine démarche, ça prend un peu de temps. On n’est pas dans une logique d’immédiateté mais d’introspection, de réflexion, et donc forcément ça prend un peu plus de temps.  C’est ça qui est intéressant, un client Bliss You aujourd’hui peut commencer par l’acupuncture ou l’hypnose pour résoudre une problématique mais ensuite il va pouvoir voyager dans d’autres thérapies et apprendre à mieux se connaître. C’est ça qui est beau, tu n’as jamais fini d’apprendre à te connaître. Pour moi le bien-être aujourd’hui, c’est aussi apprendre à se connaître et dans le monde de l’entreprise, c’est pareil, quand on se connaît mieux, on sait comment on va réagir face à un pic de stress, face à un manager qui te répond mal, on arrive à mettre de la distance avec son égo et avec ce qu’on ne nous a pas appris à l’école, comme la confiance en soi, la bienveillance.

Merci beaucoup Leila !

Pour découvrir les praticiens référencés par Bliss You et même peut-être prendre rendez-vous, c’est par ici : https://www.blissyou.fr/fr/

Leila organise les 16 et 17 septembre un événement consacré à la découverte et reconnaissance des médecines douces comme véritables alternatives de soin, pour plus d’infos :
et sur Facebook :

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