New Prana est un projet qui a beaucoup évolué au cours des dernières années. J’aimerais vous raconter les étapes qui m’ont menée à ce nouveau chapitre, et si j’ose dire, à ce nouveau souffle (prana = souffle vital, vous l’avez ? 😉)

Un rapide tour par le salariat avant le déclic

Après avoir démarré ma vie professionnelle de façon classique (un CDI dans une entreprise parisienne, dans un secteur que je connaissais bien, en l’occurrence les études marketing), je me suis vite rendu compte que je n’étais pas faite pour un mode de vie « classique ». J’ai mis quelque temps à comprendre ce qui m’épanouirait vraiment ; j’ai beaucoup réfléchi, investigué, et puis en tâtonnant, ce fut une évidence : j’étais faite pour être indépendante, entrepreneure, et slasheuse (terme à la mode qui désigne le fait de cumuler plusieurs activités).

Après avoir quitté ce premier job, j’ai commencé à faire des missions en tant que freelance, dans les études marketing et la traduction (français/anglais, écrite et simultanée lors de réunions de consommateurs). Mon père, lui-même à la tête d’une société d’études marketing qualitatives et de recherches prospectives, a fini par devenir mon client principal. C’est donc assez naturellement que nous avons décidé de nous associer. Cela n’avait pourtant pas été dans mes projets de reprendre l’entreprise familiale. Je ne pensais même pas vouloir continuer à travailler dans les études marketing. Et pourtant. Cette association a été la première étape de mon chemin et a donné l’élan de mon destin professionnel.

L’entreprise familiale et la découverte du monde de l’entrepreneuriat

Lorsque nous avons officiellement commencé à travailler ensemble, j’ai senti l’entrepreneure en moi prendre sa place. Mon sens de l’organisation et de la rigueur m’a aidée à prendre la gestion de l’entreprise en main. Aidée de notre formidable comptable, j’ai commencé à comprendre les rouages de l’entrepreneuriat et ses subtilités. J’avais beaucoup de chance car nous avions un mode de fonctionnement très épanouissant : mon père continuait à travailler de son bureau à la maison (mon ancienne chambre !) et je me suis installée dans un espace de coworking – l’un des premiers à Paris car nous étions en 2014 – situé à 200 mètres de chez moi. C’était une façon de travailler en famille mais en restant très libre et indépendante. Ayant des personnalités et des compétences à la fois différentes et complémentaires, nous avons passé trois années vraiment enrichissantes. J’ai beaucoup appris. En le regardant travailler, j’ai beaucoup progressé dans mon premier métier. Ceux qui le connaissent le savent, c’est une personne brillante et très inspirante ! J’ai ainsi travaillé sur des projets très intéressants (d’autres, moins), j’ai fait des rencontres passionnantes, j’ai voyagé, et j’ai pu commencer à cumuler plusieurs casquettes : directrice d’études, traductrice, et chef d’entreprise. Grâce à mon rythme de travail, parfois très intense, parfois plus calme, j’ai pu gérer mon emploi du temps comme je le souhaitais.

J’ai donc commencé à goûter aux merveilles de l’indépendance ! Je travaillais souvent le soir et le week-end mais je pouvais aussi aller voir une exposition un matin en pleine semaine ou prendre un thé avec un.e ami.e dans l’après-midi, ou encore me consacrer quand j’en avais envie et besoin à mes passions, comme le chant. Peu importe tant que mon travail était bien fait et dans les temps. On peut associer cette façon de travailler à la « gig economy », quoique ce terme est assez péjoratif, ou à la « talent economy ». Cet article de Maddyness parle bien de ces deux notions. Le meilleur de cette tendance, commence à s’étendre de plus en plus, y compris dans le monde du salariat, ce qui est une bonne nouvelle ! Il est fort difficile de revenir à un autre système une fois que l’on a goûté à cela ! De plus, grâce à mon espace de coworking, j’avais tous les avantages des collègues sans les inconvénients ! Je me suis fait de vrai.e.s ami.e.s et un réseau vertueux de connaissances. Grâce à ce bureau, j’ai également découvert le monde des indépendants, des freelances, et des petites structures, et expérimenté chaque jour les changements du monde du travail et la façon dont nous cherchons tous à trouver le meilleur équilibre de vie. C’est ainsi que m’est venue l’idée de monter un nouvel espace de coworking. Mon espace était très chouette (j’y suis toujours, donc il a des qualités !) mais il manquait de services et de splendeur. Le marché du coworking n’était pas du tout ce qu’il est aujourd’hui et il y avait encore pas mal de places à prendre.

La première version de New Prana

C’est ainsi que j’ai commencé à imaginer un espace qui apporterait de nombreux services aux coworkers pour leur simplifier la vie. Il s’agissait au départ d’une offre premium, inspirée par les immenses sièges de grandes entreprises proposant des services de conciergerie par exemple avec la beauté d’un boutique hôtel de luxe. Le nom de code de ce projet était tout simplement « Dreamwork » (à ne pas confondre avec la société de production de Steven Spielberg – Dreamworks). J’ai commencé à me renseigner sur le marché du coworking et je me suis tout simplement passionnée pour lui et les évolutions du monde du travail. L’idée a fait des allers-retours, d’autres idées sont venues se greffer, puis sont reparties, les réflexions furent intenses !

Il faut savoir qu’en parallèle, j’avais aussi besoin de liberté dans mon emploi du temps car ma santé était (et est toujours) un peu compliquée. Je souffre depuis presque toujours d’une maladie chronique dont j’ai longtemps ignoré le nom. Je pense savoir aujourd’hui qu’il s’agit d’un déséquilibre du microbiote. J’ai passé plusieurs années à faire des examens pour trouver des solutions et les examens réalisés auprès des médecins dits allopathiques (la médecine occidentale classique) n’ont jamais apporté de réponses. Je me suis alors tournée vers les médecines complémentaires. J’ai commencé petit à petit et j’ai fini par tester une grande partie des pratiques existantes (dont réflexologie, ostéopathie, acupuncture, naturopathie, kinésiologie…). Au fil des années, ces pratiques m’ont apporté du soulagement, une meilleure compréhension de mon corps, de mon esprit, et une vision complètement différente de la santé en générale, voire de la vie. Aujourd’hui, la recherche avance énormément et – vous l’avez forcément vu – le microbiote est la star du moment. C’est la raison pour laquelle je vais de mieux en mieux car des études apparaissent chaque jour et me permettent de tester de nouveaux protocoles. J’ai aussi trouvé des pratiques sportives qui me conviennent et dont je ne peux aujourd’hui plus me passer, et j’ai apprivoisé la méditation de pleine conscience qui m’apporte beaucoup. Les thérapeutes que j’ai rencontrés sont devenus de précieux alliés, autant pour ma santé physique que mentale.

C’est ainsi qu’à l’idée initiale de « Dreamwork » s’est imposée une approche plus ambitieuse : je voulais créer un espace de coworking qui proposerait une multitude de services pour les travailleurs indépendants et se préoccuperait de leur bien-être général, et un cabinet de médecines complémentaires pour les praticiens qui ont des besoins ponctuels de consultation. Le cabinet aurait fonctionné sur le modèle du coworking et l’ensemble aurait créé un espace global au carrefour de trois évolutions majeures de la société : l’essor du coworking, le caractère indispensable du bien-être au travail, et l’intérêt grandissant pour les médecines complémentaires. J’ai officiellement quitté la société familiale en 2017 pour me consacrer à ce projet, sur lequel j’avais déjà commencé à plancher deux ans plus tôt. J’ai évidemment gardé un pied dans les études marketing et la traduction (ce sont des métiers que j’aime beaucoup de manière ponctuelle), mais j’ai pris plus de temps pour avancer sur ce nouveau projet, dont le nom était désormais officiellement New Prana pour évoquer le nouveau souffle donné à tous les membres de cet espace. Entre 2017 et 2018, j’ai créé ma société (une SAS), toujours accompagnée par ma merveilleuse comptable, fait appel à une formidable graphiste pour créer une véritable identité visuelle, j’ai lancé mon blog sur lequel j’ai commencé à interroger des entrepreneurs, j’ai appris à faire un Business Plan, j’ai été aidée par un génial conseiller financier qui m’a appris à faire des plans financiers que je maîtrise désormais (et que j’adore !), j’ai été à environ mille événements d’entrepreneurs, j’ai découvert tout cet écosystème qui regorge de pépites, j’ai été aidée financièrement par ma famille et mes amis (je ne les remercierai jamais assez !), j’ai connu les hauts et les bas de l’entrepreneuriat, les doutes, les montagnes russes dont strictement toutes les personnes interrogées pour mon blog m’ont parlé… J’étais lancée pour construire ce projet.

Et puis… Une autre direction s’est présentée à moi.

Parfois la vie fait que l’on commence à avancer dans une direction pour finalement en prendre une autre. Pendant presque un an, il a été question que je m’associe avec une entreprise que j’avais rencontrée par le biais des études marketing (comme quoi, tout est lié !). Ce sont des personnes que j’apprécie énormément et j’ai beaucoup appris à leurs côtés pendant nos recherches de lieux. Nous avons fait plusieurs visites, peaufiné nos business plans, essayé d’avancer ensemble, mais nous n’avons pas concrétisé ce projet. Cependant, en avançant dans cette direction, j’ai affiné aussi ce que je souhaitais, ce que je voulais au plus profond de moi et ce pourquoi je voulais me battre, car j’accorde beaucoup d’importance au fait d’être aligné.e avec ce que l’on fait et ce que l’on est. En parallèle, j’ai commencé à travailler pour la happytech, une association regroupant des startups ayant développé des outils technologiques de bien-être au travail. En les aidant à développer leurs projets locaux et internationaux, principalement à distance, j’ai commencé à me rendre compte à quel point c’était ce mode de travail qui me convenait : celui de l’indépendance, de la flexibilité, et permettant la diversité de projets.

Au moment où je m’interrogeais donc sur la marche à suivre et la direction à prendre, je me suis fracturé le pied. Ceux qui me connaissent savent que je pense dur comme fer que rien n’arrive par hasard et que tout a un sens (et que je vois des signes partout !). C’est donc assez naturellement que j’ai cherché à comprendre le sens de cette mésaventure. J’étais dans un état de fatigue assez avancé à ce moment-là et, pourtant, l’obligation de me (re)poser m’a dans un premier temps fortement agacée (je suis une personne un peu hyperactive). Et puis j’ai compris. Cette pause forcée m’a fait réfléchir et admettre que ce projet de départ que j’avais aimé comme mon enfant ne correspondait plus à mes envies et besoins. Comme évoqué plus haut, je trouve mon épanouissement dans la flexibilité et la liberté, et j’avais imaginé un concept ne correspondant pas à cela pour moi. Oui, bien sûr, il se serait agi de mon entreprise, mais les investissements nécessaires à son lancement ne m’auraient pas permis d’être seule maître à bord.

C’est ainsi que j’ai compris que tout le travail que j’avais investi dans ce premier projet me servirait pour autre chose, que ce qui comptait était ma passion pour les enjeux du futur du travail et du bien-être, et qu’il fallait que je me concentre sur cela. Il m’est alors apparu comme une évidence que j’étais faite pour être consultante. Le hasard (qui n’existe pas, si vous suivez !) a fait que j’ai commencé à travailler sur plusieurs projets d’accompagnement et de conseil juste après ma chute. C’est ainsi que j’ai vraiment compris que c’était le bon chemin pour moi.

Aujourd’hui, je me sens totalement alignée avec mon projet. Mes vies personnelle et professionnelle resteront entremêlées car elles sont en fait indissociables.

C’est autant mon caractère et ma personnalité, mes « soft skills » (je vous recommande l’écoute de cet épisode du Podcast Healthy Living dans lequel Fanny Auger parle de cette notion), mon parcours personnel, médical, professionnel, mes rencontres amicales et professionnelles qui m’ont forgée. Je me rends compte à quel point toutes mes activités me servent aujourd’hui et sont complémentaires (comme les médecines !) : j’ai appris à gérer une entreprise, à en créer une autre, à gérer de multiples projets, à avoir une vision globale des enjeux, et tant d’autres choses qui sont aujourd’hui mes atouts.

La stratégie holistique

En toute logique, je propose donc à travers New Prana, du conseil en stratégie holistique.

Holistique vient du grec ancien, ὅλος / hólos signifiant « entier ». Une approche holistique permet d’envisager les sujets dans leur ensemble, comme faisant partie d’un tout. (Définition du Larousse : « En épistémologie ou en sciences humaines, relatif à la doctrine qui ramène la connaissance du particulier, de l’individuel à celle de l’ensemble, du tout dans lequel il s’inscrit ».). Le rapport aux choses est profondément en train de changer à tous les niveaux de la société. Dans la santé, on s’éloigne de l’approche mécaniste de Descartes pour revenir à une globalité nécessaire. Comme le souligne Carole Stora-Calté (auteur par ailleurs d’un conte pour enfants pour comprendre les enjeux du changement climatique), dans ce court et excellent article, « nous avons été façonnés par une pensée mécaniste qui nous fait voir plus les éléments que les relations, ce qui nous empêche de comprendre la complexité [du monde] » et « le cogito cartésien établit une division fondamentale entre le mental et le corps ». Et, aujourd’hui, tant dans la médecine que dans les affaires, on se réconcilie avec l’idée que le corps et l’esprit ne font qu’un, qu’il est plus complexe d’envisager les parties de nous comme des parties indépendantes que comme une entité globale. Cela rejoint d’une certaine façon le concept philosophique d’émergence expliqué de façon toujours brillante par Tim Urban dans cet article extrait d’une longue série en cours de publication sur son blog Wait But Why. Je vois un parallèle entre l’approche holistique qui émerge de plus en plus et la vision des animaux et des cellules comme étant plus que la somme de leurs parties et comment, la « tribu » humaine est elle-même devenue plus forte que la simple somme des individus qui la compose. C’est en ayant une approche globale de nous et de nos entreprises, à tous les sens du terme, que nous pourrons avancer du mieux possible dans ce monde parfois (souvent) incertain.

L’un des premiers articles que j’ai publiés ici était une recommandation du magazine Sens & Santé (malheureusement arrêté depuis), qui parlait précisément de cela : réconcilier le corps et l’esprit, l’homme et la planète.

A mon sens, nous sommes en train d’assister – et d’être acteurs – d’un retour aux sources. Nous renouons avec des traditions ancestrales que l’Occident et le capitalisme nous ont fait mettre de côté (je développerai ces idées dans un prochain article). Nous renouons avec quelque chose de profondément humain en nous, de moins compartimenté, de moins rationalisé et de moins technologique (et c’est une personne à la fois très rationnelle et passionnée par la technologie qui vous dit ça). Notre société n’est pas idéale, mais nous devons en accepter le fonctionnement pour la faire évoluer progressivement vers un système qui nous semble plus juste. Parfois, je me demande si la reconnexion à notre nature est le chant du cygne de la fin du monde qui arrive ou au contraire un élan de vie qui nous sauvera. Mon optimisme légendaire est tenté d’opter pour la seconde option. J’ai toujours cru en l’humain, et je pense que l’homme est fondamentalement bon, s’il est porté par le bon environnement et une tribu qui l’élève pour reprendre le fil de Tim Urban.

Notre monde est imparfait, mais nous pouvons agir pour le rendre meilleur.

La crise que nous traversons pourra être le catalyseur de ces changements. Je l’espère.

C’est la raison pour laquelle je souhaite apporter ma pierre à l’édifice et œuvrer pour une société plus juste, plus épanouissante, plus éthique, à travers New Prana. Je souhaite, à travers ce projet, accompagner les hommes et les femmes de toutes les entreprises à pouvoir s’épanouir et inventer le travail de demain.

Ce que propose New Prana

New Prana s’adresse donc aux petites entreprises ou équipes qui veulent apporter de la cohérence à leur stratégie et impliquer leurs salariés dans le processus. L’objectif est d’apporter une vision globale et des outils concrets pour dynamiser l’activité et apporter du sens et du bien-être aux salariés, en proposant des méthodologies qui s’adaptent en fonction de l’entreprise et se concentrent sur les enjeux humains au cœur de l’activité.

En m’inspirant de mon expérience d’indépendante, je souhaite proposer aux salariés les meilleurs pratiques et outils pour fluidifier leur travail et se sentir équilibrés.

En commençant par un Atelier de Design Prospectif pour comprendre l’histoire de l’entreprise et ses ambitions, et après avoir réalisé un audit des pratiques et problématiques actuelles, nous définissons une feuille de route des solutions à apporter en collaboration avec les équipes, en capitalisant sur les talents, aspirations et valeurs de chacun pour avancer de façon cohérente et vertueuse. Nous analysons ce qui fonctionne et ne fonctionne pas aussi bien concrètement qu’émotionnellement afin de mettre en place les outils et pratiques qui harmoniseront le fonctionnement de l’entreprise, de la manière la plus éthique possible.

Cela passera par un accompagnement stratégique, la mise en place et la formation aux outils digitaux les plus adaptés à l’entreprise et à son aisance technologique, la sélection des outils de bien-être au travail les plus pertinents, et une mise en lumière des principes de l’équilibre holistique. 

Vous pourrez trouver plus d’informations sur la page Missions du site.

Je serai ravie d’en discuter davantage avec vous si vous le souhaitez !

N’hésitez pas à me contacter ici ou par mail : valentine@newprana.com.

A bientôt !

Valentine

Leave a comment

S'abonner à la newsletter

© 2020 New Prana. Tous droits réservés.